Le Tribune de Liberté Sociale d'Avril 2015

La première assemblée générale de  Liberté Sociale s'est tenue ce samedi 18 avril 2015 à Paris .

Ce fut l'occasion de rappeler les fondamentaux de cette association qui a pour principal objectif, la mise en place d'une organisation sociale permettant à chaque citoyen français de pouvoir choisir sa protection sociale en respectant les recommandations européennes.

L'élection d'un nouveau bureau a permis la mise en place d'une équipe dirigeante composée de Monsieur Couturier Christian (président), Monsieur  Franck Quesnelle (trésorier) et Madame Caroline Mercier (secrétaire générale).

 

Il a aussi été présenté les perspectives d'avenir et les objectifs que s'est fixés Liberté Sociale en ce qui concerne la réforme nécessaire du système social français.

 

Alors que le déficit de la sécurité sociale ne cesse de s'accroître, la récente loi santé de Madame Marisol Touraine vient encore une fois proposer une réforme non seulement dangereuse pour la qualité des soins mais surtout extrêmement délétère pour l'équilibre financier de la branche santé de la sécurité sociale.

En effet, la création d'un  «open bar » pour les dépenses de santé avec le tiers payant généralisé, va déresponsabiliser les citoyens et engendrer une consommation de soins accrue.  De plus, elle ne permettra même pas de cibler les populations qui en ont le plus besoin et ne réduira pas les inégalités de santé. Tous les spécialistes s'accordent à le dire mais le gouvernement ne veut rien entendre.

Tout comme lorsque la direction du trésor du Ministère des Finances propose de réformer la prise en charge des affections de longue durée ( ALD) en supprimant la prise en charge à 100 % des frais de santé ainsi que l'exonération du ticket modérateur.

Le Trésor alerte sur le fait que les ALD, dont le coût est aujourd'hui supérieur à 90 milliards d'euros avec un surcoût  de 12,5 milliards d'euros lié à l'exonération du ticket modérateur, va s'envoler dans les dix ans à venir. En effet, le vieillissement de la population conduira à un plus grand nombre de patients en ALD. Le système, déjà très déficitaire ne pourra y faire face.

Pourtant, il y a des pays européens comme les Pays-Bas où le pourcentage de patients en ALD est supérieur à la France avec une dépense moyenne supérieure à celle octroyée aux citoyens français. Malgré cela, le système social y est équilibré au point de vue financier. Son organisation en est bien entendue très différentes mais les critères de l'OCDE sur la qualité de vie sont au moins égaux si ce n'est supérieurs à ce que l'on peut constater en France.

 

Il est inutile de rappeler que le système des retraites est à bout de souffle. La retraite complémentaire des médecins est en faillite depuis plusieurs années, l’AGIRC et l’ARRCO, vont l’être dans deux ans pour les cadres et dans moins de 10 ans pour les salariés non cadres. Au mieux, cette prévision alarmante se transformera en une baisse drastique des retraites, nous faisant alors croire que nous avons "échappé au pire", mais qui ne sera qu'un recul préparant au grand saut.

Quant à la retraite des agriculteurs, elle est dans une décrépitude qui n’émeut pourtant pas les ministres et hauts fonctionnaires de l’état. La retraite de ces derniers est garantie car l'État emprunte aujourd'hui sur les marchés financiers l'équivalent de quatre mois de prestations pour la leur payer.

 

Ce système social français n'est plus finançable en l'état. À tel point que 960 000 agents publics vont devoir se passer d'une indemnité exceptionnelle de compensation de la CSG dont ils bénéficiaient depuis 1997. Aucun commentaire ne sera fait sur l'équité du système social français…

 

La France sociale et donc au bord du précipice et ses dirigeants continuent d'ignorer le drame à venir à très court terme. Cette inconséquence encourage les citoyens membres de Liberté Sociale à proposer une réelle transformation de l’organisation de ce système qui n'a plus d'avenir.

 

Seule la mise en concurrence des organismes sociaux permettra, comme dans les télécoms ou l'énergie, d'optimiser le financement de la protection sociale française. Un « panier social » doit être garanti par l'État et la solidarité doit être préservée par un fond national spécifique.

 

Il serait irresponsable de la part des dirigeants de notre pays de ne pas entendre cette proposition citoyenne qui aura pour objectif de sauvegarder un haut niveau de protection sociale en optimisant son fonctionnement par une saine concurrence entre les acteurs sociaux.

 

 

Cette proposition d'une nouvelle organisation sociale pour la France est porté par la naissante fondation « Liberté Sociale ». 

 

L'Equipe de Liberté Sociale

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