Triste Anniversaire pour la Sécurité Sociale

Alors que Mme Marisol Touraine va célébrer l’ouverture des festivités pour les 70 ans de la « sécu », on ne peut que se désoler de l’aveuglement de celle qui devrait être la garante de la pérennité de la protection sociale française.




La Sécurité Sociale est dans une telle décrépitude financière qu'elle ne peut plus honorer ses engagements.

La couverture santé se restreint chaque année malgré une augmentation des cotisations sur le fruit du travail des Français. Elle nécessite maintenant une assurance complémentaire ou « mutuelle » qui va devenir obligatoire dans quelques mois avec encore une surcharge financière pour les ménages. Certains risques nécessitent même une « sur – mutuelle » pour être couverts.

Que dire de la retraite dont les faillites annoncées des régimes complémentaires, récemment étalés dans la presse, cachent la faillite bien plus grave du régime de base dans quelques années seulement.  L'État ne parvient même plus à financer les  retraites des fonctionnaires et emprunte sur les marchés financiers l'équivalent de quatre mois de pension pour ses agents ayant cessé leur activité (contre un seul il y a 10 ans).

La politique familiale, qui était peut-être l'élément fort de notre protection sociale, va se trouver complètement déstructurée par les mesures prises l'an passé par le gouvernement en place.

La prévoyance s'en trouve tout aussi « délabrée » avec une iniquité manifeste qui va à l'encontre des recommandations des traités européens et notamment du traité de Lisbonne. Il suffit de comparer les jours de carence entre les différents groupes sociaux (zéro jour pour les fonctionnaires, trois jours pour les salariés, huit à 15 jours pour les artisans et indépendants jusqu'à 90 jours pour les médecins…) pour s'apercevoir que ce système engendre l’injustice sociale dont il devrait théoriquement protéger.

 

Pourtant, d'autres systèmes sociaux européens gagnent de l'argent pendant que la sécurité sociale française est au sempiternel régime « cotiser plus pour couvrir moins». Ce désastre social est à mettre au crédit des différents responsables politiques en raison de leur absence totale de gestion des crises successives de la sécurité sociale française.

 

Liberté Sociale a fait un travail de benchmark européen pour comprendre comment ont fait certains de nos voisins pour inverser la courbe du déficit social. Pour certains pays, dont les critères de l'OCDE sont au moins aussi bons que ceux de la France, on est surpris de constater que le niveau des prestations est souvent supérieur à celui de notre pays avec pourtant des régimes financièrement équilibrés voire excédentaires.

 

Comment ont-ils fait ? Ils ont abandonné le monopole d'une sécurité sociale non viable pour introduire la concurrence entre les acteurs sociaux. Ils ont permis ainsi de sauvegarder un haut niveau de prestations en optimisant les coûts de fonctionnement et en sauvegardant leur avenir social. En France, on préfère transmettre aux générations futures une dette sociale impossible à rembourser…

On a introduit la concurrence dans les télécoms, dans l'énergie et bientôt dans les transports avec des succès incontestables.

 

Alors Madame la Ministre, plutôt que de célébrer une septuagénaire moribonde, ayez le courage politique de mener la vraie réforme qui sauvera la protection sociale française.

 

L'équipe de Liberté Sociale 

 

Vous avez aimé ? Alors n'hésitez pas à partager cet article  (en cliquant sur les boutons réseaux sociaux ci-dessous par exemple)

Nota:  chaque texte de Liberté Sociale peut être reproduit ou partagé à condition unique de citer la source originale.



Suivez-nous sur les différents médias sociaux



Association Liberté Sociale 101 rue de Sèvres 75272 Paris